L’acte de réception
Au cœur du processus créatif de Xavier de Maisonneuve se trouve l’acte de réception, cette capacité à devenir autre, à se projeter en machine sensible, ouverte aux vibrations du monde.
S’immerger avec passion dans l’éther de la nature, guidé par l’instinct, l’accueillir dans son authenticité, voilà ce qui lui permet de saisir des instants fugaces, révélés par la photographie.
À travers le filtre de l’objectif, l’artiste capte des rencontres inopinées avec l’invisible, devenant alors un médium, un pont vivant entre la nature et son expression.
Certaines images semblent l’appeler, comme si un espace supplémentaire se déployait au cœur même des scènes capturées.
Peindre devient pour lui une réécriture de la vie, un geste à la fois surréaliste et panthéiste, qui accueille et transmet une dimension spirituelle, donnant sens au diaphane de l’existence. C’est comme s’il cherchait, à travers la matière picturale, à recomposer son propre génome, à réinventer un langage premier.
Engagé dans des thématiques écologiques, son travail se nourrit depuis 10 années de quêtes picturales autour de l’alchimie du vert — cette couleur rare, absente à l’état pur sous forme de pigment, car la chlorophylle ne se synthétise pas.
L’appel de la forêt, et plus particulièrement des chemins creux de Vendée, ainsi que les méditations sur l’eau, se sont imposés comme des motifs récurrents dans ses déambulations artistiques, tissant un lien profond entre nature, mémoire et peinture.





